| Le Petit Rustre | ||
| Mercredi 28 octobre 1998 |
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Mourir pour des idées...J'ai longtemps cru que les livres avaient une faculté secrète... Celle de se cacher dans un coin de nos maisons en attendant le bon moment pour se faire remarquer. Combien de fois avez-vous acheté ou reçu un livre que vous avez rangé dans votre bibliothèque sans l'avoir ouvert ou après quelques vaines tentatives de dépasser les premières pages. Ce livre disparaît alors de votre vie pendant des mois, parfois des années jusqu'à ce qu'un jour, sans aucune raison votre main s'en empare. Vous lisez les premières lignes et avant que vous ne vous rendiez compte de quoi que ce soit, vous êtes en train de le dévorer. Il a choisi le moment approprié. C'est ce qui m'est arrivé récemment. Il y a plusieurs années, alors que je vivais en Saskatchewan, un ami m'a offert "The sum of all fears" de Tom Clancy. J'avais lu les premiers paragraphes, mais n'étant pas friand de cette littérature je l'ai vite relégué aux oubliettes sans même l'ouvrir. Puis il y a deux semaines, je l'ai ouvert et n'ai pu le reposer que lorsque le sommeil s'avérait le plus fort. Grosso modo, le pivot de l'histoire est la préparation d'une bombe atomique sous la direction d'un terroriste palestinien désilusionné par la signature d'un accord de paix en Israel. Il se fait aider dans son entreprise par un mercenaire allemand (de l'Est) qui n'accepte pas la chute du mur de Berlin et par un Warrior amérindien dont le frère s'est fait descendre par le FBI. Toute une brochette de charmants individus... À peine deux jours après le début de ma lecture, Messieurs Benjamin Nétanyahou et Yasser Arafat défrayaient les manchettes avec leurs négociations pour un processus de paix au proche orient. C'était fascinant car derrière les déclarations politiques, j'avais l'impression, grâce aux livre de Clancy, de comprendre un peu plus la dynamique humaine qui se chachait derrière ce ballet diplomatique. L'une des exigences faites au chef palestinien était la cessation de toute activité terroriste sur le territoire israélien. Monsieur Arrafat a rétorqué qu'il ferait tout son possible, mais que ses intentions n'étaient pas garantes de succès. Certains commentateurs voyaient là un faux fyant de la part de Monsieur Arrafat, mais le livre de Clancy m'a fait comprendre que cet enjeu est loin d'être simple. En effet, je ne peux m'empêcher de penser à ces personnages du roman qui ont leur pendant dans la réalité. Combien de gens ont grandi en Palestine dans la croyance profondément ancrée que leur salut résidait dans des gestes désespérés et violents pour chasser les Israéliens des territoires occupés. Ils sont si nombreux ceux qui ont perdu un père, un frère, un oncle ou un cousin dans cette lutte à finir. Et maintenant, on vient leur dire qu'il y avait une autre voie, celle du dialogue, du compromis... À l'instar du terroriste palestinien inventé par Clancy, il y a fort à parier qu'ils sont nombreux ceux qui n'accepteront jamais cette autre voie. Ils auraient l'impression de trahir leurs amis qui ont laissé leur vie dans cette lutte. Espérons qu'ils accepteront que l'Histoire cherche à tourner une page et qu'on n'aura pas à être les témoins impuissants de carnages inutiles. Tiens, à tous ceux qui auraient l'idée de laisser des bombes dans un autobus à Tel Aviv, j'aimerais faire écouter la chanson de Brassens où il chante "mourir pour des idées d'accord, mais de mort lente." |
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| Un 50e Anniversaire important Sommaire Afin de commémorer le 50e anniversaire de la déclaration universelle des droits de la personne Amnistie internationale fait la collecte de signatures de personnes désirant souligner leur appui à cette déclaration des Nations unies. Si vous voulez joindre votre nom aux trois millions de signatures déjà ramassées vous n'avez qu'à envoyer un message d'appui à l'adresse suivante: Dans le titre du message, écrivez votre nom et dans le corps du texte vous n'avez qu'à écrire le message suivant: "J'appuie les droits et libertés stipulées dans la Déclaration universelle des droits de l'homme pour toutes les personnes et en tout lieu". Les cauchemards oubliés
J'ai pris cette photo à Amsterdam en déambulant un soir. Je devais prendre l'avion le lendemain pour mon premier séjour en Afrique. En rentrant à l'hôtel, la télévision m'a appris que les hostilités étaient engagées. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre. Était-ce la troisième guerre mondiale qui se profilait? Certains prophètes affirmaient que l'Irak inspirerait tous les pays arabes à se soulever contre l'occident. Devrais-je annuler mon voyage en Guinée dont la population est majoritairement musulmane? La tension était palpable partout. La seule autre fois où j'ai vu les gens autant rivés aux journaux et à leur poste de radio c'est quand la princesse Diana a trouvé la mort à Paris. Finalement, nos voitures peuvent encore s'abreuver au pétrole kowétien et le vent a effacé les traces de sang dans le sable du désert. À quand la prochaine peur? |
| Citation du jour |
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