| Le Petit Rustre | ||
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Gratuit |
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Nous étions tous en train de travailler au bureau, comme de bons petits employés consciencieux. Puis France, la réceptioniste, s'est exclamée, "avez-vous vu l'oiseau". Tout s'arrête et l'on s'installe pour une pause improvisée près de la fenêtre. Pendant cinq minutes une crécerelle d'Amérique a contemplé le paysage, perchée sur un mur centenaire du marché By, en plein coeur d'Ottawa. Nous étions comme de jeunes enfants, fascinés. J'étais installé sur le rebord de la fenêtre avec l'appareil photo, France était assise sur son bureau avec Lucie tandis que Jennifer était assise par terre. Mon amie Marie m'a dit aujourd'hui que voir cet oiseau est un signe de bonheur en amour. Je dois confesser que je ne saurais contester cette affirmation, compte tenu de l'aventure que je vis en ce moment. Plusieurs jours plus tard, quand j'ai montré la photo que j'avais prise, mes collègues la regardait avec le même plaisir que l'on prend à regarder la photo d'un voyage agréable. C'est toujours rassurant de constater à quel point des plaisirs simples peuvent procurer un tel bien-être. |
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| Un jugement suprême mais un peu court...
Ce qui me fascine dans ce spectacle, c'est que tant les souverainistes que les fédéralistes ont gloussé, suite au jugement, "vous voyez, on avait raison". Alors tout le monde disait la même chose depuis le début ? Je ne fais que penser aux discussions stériles que j'ai eu cette semaine, autour d'une partie de cartes à deux heures du matin pour me rendre compte qu'on n'est pas sorti du bois. Chacun se campe sur ses positions et attise son feu de camp. Au moins on s'est mis d'accord sur une hypothétique question: "Voulez-vous que le Québec devienne un état souverain". Mon ami André, un séparatiste encore plus intégriste que moi, refusait de laisser Ottawa avoir son mot à dire dans le libellé de la question. De mon côté, je verrais d'un bon oeil laisser Ottawa approuver la question en échange de l'acceptation d'une majorité simple (50% +1). En tout cas, une chose est claire, on n'a pas fini d'en entendre parler ad nauseatum. Pendant ce temps, il faudra continuer de nourrir le chat et de croiser les mendiants dans la rue. |
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| C'est encore une fois la saison où le ciel
surchauffé de l'été se met à éternuer avec l'approche de l'hiver. Hier soir, de mon
19e étage, j'ai regardé fasciné un orage traverser Hull, crachant sur la ville des
éclairs mouillés. Puis j'ai pensé à la furie de l'ouragan Bonnie, ce régiment
d'orages entraînés dans un même tourbillon à deux pas des côtes de la Caroline. Grâce à l'Internet, je n'ai jamais été aussi fasciné par l'arrivée d'un ouragan. J'ai découvert le plaisir du spectacle de notre planète en direct. Il y a quelques jours, j'ai rajouté les signets de sites me permettant de voir des photos satellites, la trajectoire prévue de Bonnie, des reportages avec séquences vidéo, bref, tout ce qu'on veut savoir sur le sujet. Mais un conseil. Lorsque vous fouinerez sur la toile pour vous informer sur n'importe quoi, laissez-vous guider par des questions d'enfants. Grâce à Virginie et Éloi, j'ai pu apprendre que les lettres Q, U, X, Y et Z n'étaient pas utilisées dans le système qui détermine la chronologie des ouragans d'une saison par la première lettre des prénoms qu'on leur assigne. En 1995, ils ont failli manquer de lettres. Le dernier ouragan de cette saison là se nommait Tanya. Faites le compte ! J'ai également appris que le quart des ouragans donnaient naissance à des tornades. Toutes ces tempêtes me rappellent qu'elle n'est pas loin la saison où il faudra fendre le bois, chauffer le four... |
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| Citation du jour |
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