Courriel
Case départ
Services
Le Petite Rustre
Album photo
Carnets
Bouquiner
Liens
À qui je pense ?
Penser à qui? Penser à quoi?
Une visite à la tendresse?
Une croisière avec un verre solitaire
Ammaré à une bouteille?
Faire semblant de nager comme un naufragé
Vers un quelconque rivage
Pour noyer des promesses de volupté
Qui nous forceraient à croire au bonheur
Je sillone le centre ville,
Jonché d’épaves sans pitance
Échouées sur les trottoirs
Fatiguées de voir les passants
devenir aveugles
quelques secondes
Le temps de contourner leur misère
Leur naufrage sans tristesse,
Leur résignation paisible et sans vie
Je pars ce soir accoster à des hanches
Où viennent mouiller leurs offrandes
Au creux des fjords de tendresse sans amour
Briser le lien qui m’unit au coeur de cette bohémienne ,
Qui était venu jouer le jeu des hivers sans tempête
En embrassant les distances
franchies par nos baisers
Pendant d’éphémères instants.
Je suis fatigué de me vautrer
dans l’apitoiment de ceux qui vivent trop bien, trop confortable.
Je puise le courage d’affronter ma lâcheté
Cette tempête triste et sourde
Qui tourne le dos aux larmes,
Et gonfle les voiles du chagrin,
Tu m’avais fait vivre des instants de promesses
Des envies de courir nu sur les plages désertes
Pour t’enlacer en riant et transformer notre chute dans le sable
En un lent prélude aux gestes qui allaient suivre
Ce soir, je suis tombé, mais il n’y a plus de sable sous ma chute.
Que le corps d’un amour de fortune
Qui est venu sauver mon âme
Du naufrage
J’ai refusé de mentir
Amarrée à son coeur,
Comme au tien qui apprenait encore à battre,
Trop jeune pour ta poitrine de femme à peine caressée.
Délivre-moi de tes mystères,
Avant que la vérité se fasse violence !
J’aime les mensonges qui s’affichent au grand jour.
Leur sincérité désarmante est le seul gage
D’une douleur qui rassure
En venant nous rappeler que l’on est bien vivant.
Je continue malgré tout à t’envoyer ces lettres
Qui ne veulent plus rien dire d’autre
Que l’instant présent.
Des promesses jamais faites,
qui ne faisaient qu'attendre,
Sans décors où enfin naître pour de bon.
Des promesses jamais faites,
Que l'on a toujours tenues,
Jusqu'à la fin.
Ton rire résonne encore comme un air de printemps
Qui ne demande pas mieux
Que d’embaumer le vent de ses parfums naissants.
Un feu de paille refuse de disparaître de mes yeux
Mes mains brûlées tâtent la nuit froide
À la recherche d’une dernière braise.
La nuit a le vent en poupe
Et fonce vers l’aurore
Débridant des rêves fous
Sertis dans nos bonheurs muselés,
paisibles...
Je tangue vers l’écueil qui m’attend
Au bout de l’océan
Qui pleure peut-être
De ne connaître ni sa fin ni son début.
Je ne sais pas...
Combien de gouttes, de tasses d’eau imbuvables
Peuvent ainsi porter les navires
Qui parfois s’inclinent et sombrent
Dans le plus profond sommeil,
Loin des regards...
Cesser d’exister le tiers de notre vie,
Sur un lit que vient parfois visiter des sirènes de passage
Dont le chant nous laisse indifférent,
Masqué par la télé qu’on a oublié
D’éteindre avant de se laisser vaincre.
J’aime regarder les étoiles, les nuages,
Mais sur les trottoirs,
Ce sont les seins et les hanches qui captents mes prunelles fascinées.
J’aime désirer les corps fugaces des passantes,
Rêver à ces caresses qui n’existeront jamais...
Et c’est tant mieux ainsi!
Car après, 
Je n’aurais rien à leur dire.
Il ne resterait rien….
Rien qu’un silence las.
Et je relis cette carte reçue un soir de novembre
« Tant pis pour l'avenir, célébrons les souvenirs »